Écrits

Le Tour de France sucré de l’été 2017

Tour de France sucréRendez-vous sur la page dédiée aux textes et illustrations du  Tour de France sucré  pour découvrir la joyeuse imagination des visiteurs du Jardin du Vent de l’été 2017 !

Pour découvrir la p’tite histoire du Tour de France sucré.

 

 

 

 

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— Jardin du Vent

La bulle endormie

Un jour, lorsque je dormais dans mon jardin, une bulle me frôla.
Je sursautai, ouvris les yeux et découvris une bulle de savon.

A ma grande surprise, le visage d’une petite fille était suspendu dans la bulle.
Elle souriait mais dès que je la vis, elle ferma les yeux.

La journée passa et la bulle me suivit dans mes tâches quotidiennes.
bulle coloreeIl suffisait que je tourne la tête à gauche,
vers mon épaule, pour la voir.
La petite fille se métamorphosait !
Elle grandissait, grandissait
jusqu’à devenir en fin de journée une mamie Bigoudi.
Elle souriait mais dès que je la regardais, elle fermait les yeux.

Je me demandais si j’étais dans un rêve ou dans la réalité.
Pour en avoir le cœur net, je me suis dirigée vers la cabane où se trouvait une dame, Madame Cha, une amie.
Je lui demandai de me pincer.

Elle me regarda intriguée et me demanda pourquoi.
« Tralala, madame Cha, pincez-moi ! »
La bulle éclata de rire et les bigoudis s’éparpillèrent dans ma petite cabane.

J’avais ma réponse…

— Caroline, Jardin du vent

Mon ami Ouga

Ouga est un singe grand comme une maison.
Il mange des bananes et chanson préférée
« Sur la lune, sur la lune, Madame Violette imite un bouquet de roses. »

Madame Violette c’est moi !
Je suis coiffée d’un chapeau à petits pois.
Mes pieds sentent la vanille
et ma petite bouche fait Beurk Beurk
quand le poivron, l’aubergine et les oignons s’approchent.
Je les offre à mon ami le singe Ouga, qui est grand comme une maison.

— Manon (5 ans) et Fannie, Jardin du Vent

J’aimerais ou pas…

J’aimerais coller du soleil sur tes ongles
et mettre du vent dans tes cheveux.
Donne-moi la main pour traverser les nuages.

J’aimerais parler à une coccinelle
pour qu’elle m’offre les points noirs de ses ailes rouges.
Avec je fabriquerai un bracelet porte-bonheur.

coccinellesJ’aimerais que ma maman
vende des roses de vent
pour guider les fourmis perdues
pour pousser les escargots
pour chasser les limaces collantes.

Mais je n’aimerais pas
que le vent souffle dans les moustaches de papa !

Ça pourrait lui chatouiller les narines
le faire éternuer
et faire voltiger les fourmis perdues,
les escargots et les limaces collantes.
Non, je n’aimerais pas.

— Sacha (6.5 ans), Charlotte (4 ans) et Magali, Jardin du vent

Comment le vent souffla

Au début, il n’y avait pas de vent.

Les plantes, les feuilles, le sable, les coccinelles, les mouches et les abeilles s’ennuyaient. Mais une nuit, le vieux Frédéric ouvrit la grande porte de Kidpaddle, provoquant un énorme courant d’air.

Le courant d’air se faufila dehors, galopa dans l’herbe, sauta dans une clairière.
Il regarda le ciel et vit la constellation du Kangourou.
Ils discutèrent des plus grands sauts qu’avait faits la constellation.
« Waouhhh ! moi aussi j’aimerais bien faire des sauts comme ça !
– Va à la Cabane des voix, elle te délivrera la suite de mon message ».

vent silhouetteLe courant d’air chercha la Cabane des voix, en passant par la Bullotterie, et la Maison qui marche. Quand il arriva à la cabane, il entendit ces paroles :
« Les plantes s’ennuient, l’univers s’endort, la planète Chosp baille. Va vers le trampoline du Jardin et rebondis dessus ! »

Le courant d’air prit son élan et sauta joyeusement sur la toile du trampoline.
Plus il bondissait, plus il grandissait.
Il grandit tellement qu’il se transforma en vent !

La nature devint joyeuse et ne s’ennuya plus jamais.

— Hama (10.5 ans) et Néyl (11.5 ans), Jardin du vent

La forêt des sirènes

Alors un jour les chandelles qui tapissaient l’intérieur d’un poisson
reçurent des bulles qui mouillent.

arbres bonbonsLes chandelles s’éteignirent et le poisson devint aveugle. Il tomba dans le vide et arriva dans la forêt des sirènes.

Imaginez ! Les arbres étaient des sucettes, les buissons des bonbons et des moulins en chocolat au lait lançaient du vent qui se transformait en lucioles pour éclairer la forêt.

Le poisson qui ne voyait rien sentait par contre l’odeur des bonbons. Il en goba, il en goba, il en goba tellement qu’il tomba malade.

La nacre qui tapissait l’intérieur de son ventre fondit et sortit par ses branchies comme s’il était enrhumé. Une sirène arriva et lui fit des chatouilles. Il rit tellement qu’il ouvrit grand sa bouche. Les lucioles rentrèrent dans son gosier et oh merveille ! redonnèrent vie à ses yeux.

Le poisson était sauvé !

— Céleste (8 ans) et Nathalie, Jardin du vent

Le chevalier « Je ne sais pas »

Un jour, il y a fort longtemps, le chevalier Je ne sais pas s’approcha du château de la princesse Emilie la Bête. Tous les murs étaient pareils avec des miroirs ovales, décorés de fleurs très très claires et des perles bleues. Le problème c’est que le chevalier Je ne sais pas ne savait pas si la princesse Emilie la Bête existait ou pas.
chevalier-bleu-blanc

Le chevalier cogna contre la porte, la princesse lui ouvrit et quand elle le vit, elle voulut l’embrasser sur la bouche.
Elle partit chercher son plus beau rouge à lèvres, le rose brillant, et en mit partout, sur ses cheveux, sur son nez, sur ses yeux, sur ses oreilles, sur ses pieds, partout sauf sur ses lèvres car elle était bête. Heureusement elle était très belle.

Le chevalier Je ne sais pas ne savait pas non plus pour le rouge à lèvres.
Il fut très surpris et posa cette question :
– Pourquoi tu brilles de partout ?
– Parce que je suis très bête. Veux-tu être pareil que moi ?
– Surtout pas !
La princesse Emilie ne l’écouta pas et le barbouilla de rouge à lèvres.
Il refusa de l’écouter et partit au triple galop sur son cheval beige.

— Léonie (4.50 ans) et Emilie, Jardin du vent

Les petites choses

Les petites choses ne se voient pas
Elles sont trop souvent cachées par les grandes choses
comme les moulins, les maisons, les arbres.

enfant plumeMoi je préfère les petites choses
comme les habitants de l’écorce
comme les fourmis acrobates
comme les araignées indiscrètes.

Les petites choses, on ne les entend pas
par contre, elles, nous entendent.

Elles connaissent notre jardin secret
avec nos fleurs au teint éclatant
avec nos mauvaises herbes
avec nos buissons frissons
et l’eau apaisante
dans les choix douloureux.

Les petites choses travaillent en toute discrétion
au détour de nos journées agitées.
Prenez une pincée de temps,
une pincée d’amour,
de l’attention et du chocolat…
Les petites choses viendront à votre rencontre.

— Leny (10 ans) et Emma (13 ans), Jardin du vent

Les 3 visiteurs

Pchitttt… font les feuilles des arbres à boisson quand on appuie dessus.

Tu veux de l’Orangina ?

Il suffit de trouver 3 visiteurs aux cheveux bleus et aux chaussures rouges
de leur demander de frotter en douceur une feuille de l’Oranginarbre.

Troll aux cheveux bleusMalheureusement les 3 visiteurs aux cheveux bleus
et aux chaussures rouges
se trompèrent d’arbre.

Ils frottèrent une feuille de l’arbre à Poisson,
regardez bien, avec un P !!!

Et que se passa-t-il ?
Des poissons qui sentaient le poisson
dégringolèrent de l’arbre et écrabouillèrent les 3 visiteurs
qui finirent en soupe de poisson.

Et mon Orangina ?, demanda maman.
« Mange ta soupe, ça fait grandir ! »

— Manon (6 ans), Quentin (8 ans), Emmanuelle et Sébastien, Jardin du vent

La boussole sans aiguille

jardin-du-vent-carole-aurelien-alexis-elisa-2016-aoutAu Jardin du vent,
à 27 heures du matin
une mante religieuse grattait sa guitare en chantant
« Haribo, c’est moche la vie.
Plus t’en manges, plus tu grossis ! »

Soudain un Klongggg retentit au fond de sa guitare.
La mante religieuse sursauta, interrompit son chant et approcha son œil gauche de l’instrument.

Savez-vous ce qu’elle y trouva ?
Une boussole ancienne… mais celle-ci n’avait point d’aiguille !

Elle attrapa l’étrange objet avec ses mandibules
et découvrit, gravé en vieux latin
« Bigornous ratatous, pousse ».

Cette boussole est magique, s’exclama-t-elle
et les chiffres sont positionnés à l’envers !

C’était une boussole de téléportation !!!

mante religieuseElle souffla sur la boussole pour enlever
la poussière bleue qui s’y était déposée
et « Ani Attrouga Ani Attrouga ! »
la mante religieuse fut téléportée dans un bigoudi rose
au salon de coiffure de Style coiff
sur la tête de Mamie Suzette
la grand-mère de François Hollande !

— Aurélien (11 ans), Alexis (8 ans) et Elisa (5 ans), Jardin du vent

Mystérieuse balade au fil du vent

chapeau fleuriPas à pas, le bulles apparaissent, vont et viennent,
disparaissent subtilement et dansent avec légèreté autour de notre corps en éveil.

Pour aller jusqu’à l’écho de ta voix,
mon oreille attentive se tend et se faufile
à travers la galerie des sons.

Derrière l’arbre, la fumée d’eau fièrement sort de sa cachette.
Mes pas s’entremêlent à sa fraicheur.

Un chapeau fleuri qui passait par là
hèle la roulotte qui galope au rythme de la musique ludique.
Que fais-tu ?
Je marche dedans.

— Marie, Jardin du Vent

Le nougat des marches…

Le bol sensible de mes pieds
épouse le nougat des marches
Vous savez comme quand les éclats ressortent…

Le vent gourmand a grignoté la moindre miette d’humidité
dévorant, érodant, lustrant ces marches
qui aspirent la moiteur de mes coussinets.

— Benoït, Jardin du vent

L’histoire du chat et de l’écureuil

jardin-du-vent-ete-2016-carole-et-lennyTotoglou Totoglou Totoglou
Rapapied bonbon Rapapied bonbon
chante la fourmi Racatroll.

Romepom clou Romepom clou
lui répond le serpent python
parce que c’est un python !
Ah ah ah ah ah !

Chapopo chapopo
La nuit se promène en mangeant des langues de chat.

Mia mia miaouuuu
le chat sauta d’arbre en arbre
et se coinça une patte.

Bia bia bia bia bia
L’écureuil qui passait par là avec son aspirateur
aspira le chat !

partition musique 1Papaya papaya papaya
Le filtre fut enlevé
Mimi miti miti
Le chat sortit ses griffes et enleva la peau de l’écureuil.

Totoglou bipochiii
Totoglou bipochiiic
L’écureuil partit en couinant en se jurant qu’il ne passerait plus jamais l’aspirateur de sa vie !

Fin !

— Lenny (7 ans) et Carole, Jardin du Vent

Cerf mon ami

Le cerf pleure car il n’a plus de corps
Il n’a plus de pattes.

Il n’a plus de pattes ?
Mais c’est triste !

Il n’a plus de ventre.

cerfIl n’a plus de ventre ?
Mais c’est horrible !

Et le chasseur, qu’est-ce qu’il dit lui ?
C’est génial !
parce que je peux récupérer la peau pour me faire un couverture chaude et des habits pour l’hiver. »

Mais le vent qui passe partout
entendit le cerf pleurer et le chasseur dire des mauvaises choses.
« Ne t’inquiète pas mon ami le Cerf,
je vais m’occuper de ce maudit chasseur.
Mange ce carambar et ton corps reviendra ! »

Le vent gonfla, gonfla, gonfla,
s’approcha du chasseur et l’envoya au bout du monde
en lui éternuant dessus.

« A tes souhaits ! », dit le cerf à son ami le vent.

— Maëlya (8.5 ans), Marie (10 ans) et Carole, Jardin du vent

Aération

Lise portait des sandales à talons plats, prévues pour aérer les pieds. Et c’est au moment où sa voisine de palier qui regardait sans voir, le sol, que Lise commença son explication.
« Je porte des chaussettes pour cacher mes pieds, ils ne sont pas beaux à voir mais je dois les laisser à l’air. »

— Marie, Jardin du Vent

Soleil…

SiestePosition allongée, c’est la panacée, au soleil je tomberais bien de sommeil.
Au final je me suis levé pour éviter de me dessécher.
Assis à écouter le meunier au frais,
j’ai fait un voyage dans le temps.
A la fin du voyage, j’ai été soufflé.
A l’ombre des arbres, comme bercé par un champ de blé,
j’ai été arrosé par la rosée.

— Alain

Gratt gratt

Grattent grattent mes chaussettes
Elles sont orange et sucrées
Gratte gratte… ça vient d’où ce bruit ?

boite à musiqueCa vient de la maison
J’ai peur d’y aller pieds nus
Mets tes sandalettes, dit maman
Les blanches ?
Non !
Les roses ?
Non, ça pique !

Viens maman, viens voir si la musique elle sonne dans les oreilles
Viens maman
Viens tourner avec moi la manivelle
Et la musique repart !

— Méliné (3 ans) et Nathalie, Jardin du vent

On a le droit ou pas ?

J’ai entendu le vent qui souffle dans le parc.
D’étranges questions glissent sur les feuilles,
se faufilent dans le labyrinthe des voix.

questionEst-ce que les vagues éternuent ?
Et la limace de répondre :
Ouik, je penche qu’elles zéternuent et en pluche,
elles crachent des fois.

Dans la forêt de bambous,
les hérissons sursautent en entendant chanter le vent.

Croyez-vous que les escaliers ont mal quand on leur marche dessus ?
Pfff kikiki, fait la souris, tout dépend avec quelle délicatesse on les monte !

Loin là-bas, loin là-bas, loin là-bas,
le kangourou rentre chez lui.
Sur son chemin, une bulle sort d’un nuage souffrant de diarrhées bullénaires.
On a le droit ou pas ?, éclate la bulle.
Jacadi oui, croasse le corbeau.

Pourquoi Carole a-t-elle un tee-shirt rayé, se demande le chaton de Louise.
Parce que sa mère est une abeille et son père est un humain.

— Jehanne (11 ans) et Estelle, Jardin du vent

Inspiration

Sur la Lune
le martien imite une étoile
caniche roseen déroulant le fil de l’araignée.

A Paris, Madame Violette coiffe un caniche rose.
L’inspiration lui manque.
« Chapi chapeau » aboie le chien.
« Tin lin lin… » chantonne Madame Violette.

La nuit le Père Noël des mouches
fait cuire la Sorcière des canards.
Les fourmis activent le brumisateur
pour mieux rafraîchir la cuisine.

A la télé, le métro dessine 3 petites sardines.
Au Jardin du Vent, les insectes papillons mouches
fourmis abeilles et grillons non entendus
fredonnent la chanson du meunier le soir
Meunier tu dors ?

— Laurent

La cabane tombée de l’arbre

Cette maison a été construite par 7 nains qui aimaient vivre éloignés des gens. C’est pourquoi elle a été construite en forêt et en hauteur, cachée dans un arbre.

Jardin du Vent cabane tombée de l'arbreMalheureusement il n’y avait qu’un seul lit et ils devaient dormir à tour de rôle, ce qui n’a pas duré. En effet, de fortes disputes ont commencé à éclater et ils en sont venus aux mains. Avec toute cette violence, la maison s’est décrochée tout doucement et le vent a fini par la faire tomber. Les nains survivants ont continué à se bagarrer.

Aujourd’hui encore nous pouvons entendre leurs tourments incessants via leurs voix caverneuses venues de tréfonds angoissants et bien sombres…

Le vent a fini par ensevelir la maison et les voyageurs passent volontiers leur chemin, la qualifiant simplement de « maison fantôme ». Les enfants qui osent s’y aventurer ne peuvent plus l’oublier, car même dans leurs cauchemars les 7 nains continuent de se battre pour le lit unique.

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— Alain, Jardin du Vent

Petit Champion

Petit Champion dort entre des gros cailloux parce qu’il est très fatigué, encore plus que les dinosaures.

Petit Champion est un escargot qui a eu très peur.
Pourquoi ?
Parce qu’il a peur du noir ?
Ah bah non !
Bébé escargotParce qu’il a peur des cornichons ?
Ah bah non !

Parce qu’il a peur des monstres ?
Oui, presque !
Il a peur des dinosaures !
Il y a un tricéraptor et un allosaure et un diplodocus et un tyrex.

Petit Chamion dort pour grandir et sortir ses griffes pour se battre contre les dinosaures et leur sauter dessus.

Biscotte l’araignée est partie chasser les dinosaures. Elle court en criant pour leur faire peur : « A l’attaque ! ».

Sandrine et Gratteuse, les deux fourmis cousines attaquent aussi les dinosaures avec leurs pattes, comme ça. Elles sautent comme ça. Elles font Ping pang et sautent sur le visage des dinosaures.

Ils ont tellement peur qu’ils s’enfuient !

— Alice (1,5 ans), Paul (3 ans), Aurélia et Julien, Jardin du Vent

L’arbre qui appuie trop fort

– On l’a croisé en vélo.
– Qui ? Mon éléphant ?
– Bah non, il n’est pas en bois !
– Qui alors ? Une chouette ?
– Bah non, elle s’est fait manger par les racines de l’arbre.
– C’est horrible ton histoire ! Quel arbre ?
racine arbre visage– « L’arbre qui appuie trop fort ».
– Waouhhh ! Montre-moi !

Clémentine se dirige vers le bord du toit, il est 2 heures de l’aprem, le soleil est au rendez-vous. « Chut ! Regarde, chuchote Clémentine, voici l’arbre qui appuie trop fort ! »

A ses pieds, ils aperçoivent étonnés un bric-à-brac de  :

  • plantes
  • farine Francine
  • chouettes
  • bouts de bois
  • règles de grammaire*
  • feuilles
  • lunettes
  • baskets Puma
  • craquettes
  • pots de Nutella
  • raquettes de tennis
  • loupes
  • stylos 4 couleurs pastel
  • une table
  • et même des voiles et une armoire Ikéa !!!

    Ça alors !

— Clémentine (8 ans) et Florence, Jardin du Vent

L’histoire de la sorcière Glouba

Je vis dans une maison pas comme les autres ! Parce que j’ai des objets très très différents et une baguette magique. Si les esclaves de la sorcière Glouba ne fabriquent pas la cabane qu’elle veut, elle va les transformer en crapauds !

Sorcière chapeauLes crapauds eux seront contents comme ça ils se feront de nouveaux amis, ils se marieront et feront beaucoup d’enfants.

Les crapauds vont voir les esclaves pour leur dire :  » Ne faites pas la cabane !  » Mais les esclaves ne veulent pas se transformer en crapauds alors ils décident de faire la cabane de la Sorcière Glouba pour repartir avec la moitié de l’argent de la sorcière.

— Ismaël (6,5 ans), Gisèle et Jean-Claude, Jardin du Vent

La machine à bulles

A côté de la cabane de brindilles il y a des bulles
blanches… comme le yaourt
roses… comme Minet, le petit chat de Sidonie
vertes… comme les feuilles
violettes… comme les chaussures de Sidonie

Les bulles sont mouillées
et volent vers le moulin où dort Philémon, la petite savonnette.

bulle savon enfantSoudain les bulles se posent sur Philémon
et le grattouillent
le chatouillent
le grattouillent

Philémon rigole des bulles indiens
des bulles nuages
des bulles clic clac kodac
des bulles chocolat
des bulles vanille

C’est l’été…

— Sidonie (3.5 ans), Philémon (2 ans), Carole, Guillaume, Jardin du Vent

Le méli-mélo des mots

La Lune parle à un ours rose fluo
Rose Fluo est le nom de sa fleur préférée
Sa fleur préférée… bla bla bla, c’est le rhododendron
Le rhododendron kaki se trouve surtout à Barcelone.

Neptune dieuA Barcelone ?
Pourquoi à Barcelone ?
A Barcelone parce que poussent aussi les kakis.

Les kakis ?
C’est quoi ?
Les kakis sont les fruits mangés par Neptune.

Neptune comme un nuage ?
Neptune comme cafouillage ?
Neptune comme mon âge ?

Oh la la… vivement le beau temps
Quand y’a pas de vent
Pour dissiper ce méli-mélo de mots !

— Fabian (10 ans), Giselda et Christiane, Jardin du Vent

Pas sociables !

On était copains depuis toujours. Là, on s’était donné rendez-vous au Jardin du vent à Notre-Dame de Monts. Trois bons potes, on allait vraiment pouvoir s’éclater, un vrai parc d’attraction ce jardin !

EoleC’est elle qui avait eu l’idée ; eux avaient suivi : « A 10 heures, ils lâchent les humains pour le cours de gym dans le mini amphithéâtre. On va bien rigoler ! », avait-elle dit.

C’est vrai qu’on s’était bien marré. L’un grivois, avait soulevé la jupe de la belle blonde. « Y’a quoi la dessous ? », lança-t-il impatient. L’autre, plus sadique, décida de cramer le fier-à-bras qui s’était mis torse nu. « Je vais t’en faire un bon rôti pour midi ! ». Elle, plus mélancolique, décida d’humidifier les joues de ces deux adolescents qui n’arrêtaient pas de rigoler. Elle en avait marre de ces gens heureux en vacances ! C’était vraiment trop chiant le bonheur, il fallait quelques larmes.

Au bout de 10 minutes, les trois zigotos avaient mis le bazar dans le cours de gym et le prof se demandait ce qui pouvait bien se passer. Il commençait à se plaindre. On n’allait pas le laisser gâcher nos petits jeux.

Jardin du Vent 21En deux minutes, l’athlète se prit un courant d’air en pleine face, qui s’engouffra dans sa gorge pour lui glacer les poumons. Puis, dans un ciel azur, un mini nuage se plaça au-dessus de lui. Il se prit une averse sur la trogne. Afin que les personnes autour ne puissent s’apercevoir de quoi que ce soit, le troisième larron le sécha en quelques secondes. Terrorisé, le pauvre prof s’enfuit en courant laissant son cours de gym en plan. Les élèves eux partirent furieux.

En moins de dix minutes, nous avions fait fuir tous nos jouets ! Il ne restait plus un humain dans le Jardin. Ah si, il y avait bien le grand blond dégingandé, en bermuda kaki et tee-shirt bleu. Il était assis sur une chaise en bois et n’arrêtait pas d’écrire et écrire… Avec ses petites lunettes, il se la jouait intello. Le vent dit alors à ses deux potes : « Laissez-le moi, je vais lui faire sa fête ! ». Alors dans un tourbillon, toutes les feuilles de l’écrivaillon s’envolèrent !

Pour une fois qu’il tenait une bonne histoire… ça parlait de l’eau, du Soleil et du Vent !

— Stéphane, Jardin du vent

La victoire du temps de vol

Combien de pots de noisettes mange l’écureuil ? se demande Valentin.
Est-ce qu’on peut l’apprendre à l’école ?
Oui ! dit la fourmi.
Après 17 heures de vélo ou d’hélicoptère sans H, on ira voir la vache avec Papi Michel.

Et l’araignée, est-ce qu’elle fait VROUM dans sa toile ?
Non, dit le papillon volant, c’est Goulouque qui connaît la réponse.
Et en cas de victoire du temps de vol,
Carabistouile aura peut-être la réponse !

— Valentin (5.5 ans), Evan (21 mois), Sandrine, Aurélie, Michel, Jardin du Vent

Le Cirque des étoiles !

Noa sent de la menthe qui tombe du nuage de Noémie,
c’est sa cousine !
Elle a trouvé un trésor avec des chocolats et des bulles,
qu’elle a caché dans les nuages.
« Oh, oh, j’ai trouvé sa cachette », se dit Noa.

Cirque trapezistesElle enfourche Majestic, son cheval volant
et elle vole, vole, vole en direction du monde des bulles.
Elle préfère attendre sa cousine.

Soudain de la musique surgit.
C’est le Cirque des étoiles !
Vite, vite, vite,
allons voir les trapézistes,
Mouche le clown,
Maman l’acrobate,
Constance la cavalière debout sur sa jument
qui entraîne tous les autres chevaux et Coquelicot le poulain,
et Tanette, le cochon chanteur de country !

— Mae (3,5 ans), Noa (7,5 ans), Martine, Jardin du Vent

Une planète bizarre

Aujourd’hui, c’est le moisniversaire de Suzanne.
Ça sent le citron dans l’océan !
Les lapins vont en vacances sur la Lune… Wouuaaahhh !

Titouan a 7 ans et 2 citrons
Capucine a 3 ans et 1 pomme
Quelle est cette odeur ? demandent-ils.
« Chais pas » répond le lapin crétin.

Pourtant le soleil est bleu comme la lavande.
Quand on bronze, on a le dos, les pieds, les mains, les oreilles comme les Schtroumpfs !

Tu viens mamie ?
Le romarin pousse dans le jardin.
On s’en sert pour cuisiner du civet de lapin crétin.

— Capucine (3 ans), Titouan (7 ans), Nicole, Jardin du Vent

En attendant

En attendant, on va aller là !
Là où on retourne en enfance
Là où les crayons bleus chantent tranquillement.

Porc-epicLà où les chapeaux blancs et noirs volent gentiment d’habitude
Là où les oiseaux découvrent le monde des bulles
Là où on entend des pas qui dansent au rythme du vent.

Là où Margot rigole en entendant
les porcs-épics jouer de la guitare électrique.

Là où nous voyons les enfants se sentir bien avant d’aller dormir.

— Jason et Tiphanie , Jardin du Vent

Pamouky

Dessin de LouisPamouky vit dans un tipi tout près d’un arbre-éolienne
qui éternue quand il y a du vent et qu’il pleut.

Pamouky se fait manger par le dragon qui porte un truc à bruits.
« Pout pout pout !, fait son ventre.
– Haou haou haou !, crie Pamouky en tapant dans le ventre du dragon avec sa branche.
– Gloups ! » fait le dragon pris de hoquets.
Il recrache, recrache, recrache Pamouki qui utilise son truc pour parler pour appeler son ami Louis.

Dessin de ChloéLouis arrive sur son nuage magique.
« Abracadabraaa, crie-t-il. Dragon tu étais,
moulin tu seras !!!
– Lyoutienis…, supplia le dragon.
– Trop tard !, répondirent Pamouky et Louis,
tu seras un moulin vert qui aura toujours le mal de mer,
tous les jours ! »

— Louis (4 ans), Chloé (6 ans), Maud et Alain, Jardin du Vent

Cheveux au vent

C’est pas comme ça que les cheveux poussent !
Ici les cheveux poussent à l’envers et bougent au rythme du vent.

Attends papa !
Je vais au Brésil avec mon sac orange et je ramène des chignons.

Attends papa !
Maman m’a fait des tresses avec son nez.
Elle avait son chapeau blanc sur la tête et son ruban bleu dans les cheveux.

Hello papa !
Tu m’écoutes ?
Avec ton épi sur ta chaise débouclée, tu ressembles à une papouille géante !

— Noam (7,5 ans) et Fanny sa maman, Jardin du Vent

Pour Irène

Aujourd’hui Irène fait sa gym en suçant son pouce.

Aujourd’hui Irène chante sa chanson préférée de la pie rieuse qui apporte des vers de terre à son ami Bourdon fleur.

Paysage 19Aujourd’hui avec son crayon bleu magique, Irène transforme une citrouille rose en coquelicot bleu.

Aujourd’hui, Irène écoute en silence le bruit du vent dans les arbres-tulipes.
Elle demande : « Ça ?  »
Papa répond bien embêté : « C’est tout un plat, c’est un cadeau pour tes 10 ans… Oh oh, tu n’entends rien ?
– Oui, mais je n’ai pas 10 ans, j’ai encore tout le temps ! »

— Patrice, le papa d'Irène, Jardin du Vent

La gougou…

Une gougou : c’est un enfant très timide qui remonte ses chaussettes sans ses mains.

Un sigrong : c’est un tapis volant qui distribue des pop-corns à la framboise et de la barbe à papa à la pomme.

Une carabistoune : c’est le plat préféré des ogres, composé d’oignons, de choux, de sang de cochon et de patates pourries.

Paysage 130Il était une fois un gougou qui passait dans la forêt à 13h70.
Soudain il vit une noix de coco qui tombait d’un avion.

« Comment cela se fait-il ? » se dit-il en remontant ses chaussettes turquoise, sans les mains.
Il eut à peine le temps de finir sa phrase que BOUM !, la noix de coco tomba sur sa pauvre tête et l’assomma.

Soudain une carabistoune arriva en courant sur ses 4 pattes. Elle prit un oignon, le posa sur le nez du gougou qui se réveilla en sursautant, très surpris.

La carabistoune et le gougou devinrent amis et s’envolèrent sur un sigrong.

— Camille (5 ans), Méline (9 ans), Jardin du Vent

Toiles cirées aquatiques

Paysage 14Au Jardin du Vent
L’eau est là comme de la fumée froide
où les gens passent comme des épouvantails
pour se rafraîchir et se reposer dans des fauteuils bizarres.

Au Jardin du Vent
Il y a un tipi entouré de bois-fleurs
et des toiles cirées aquatiques
où les visiteurs plongent dedans.

Au Jardin du Vent
Bonjour ! dit la cabane en plastique-carambar
Salut ! klaxonnent les voitures qui courent en mâchouillant leurs pneus.

— Hugo (5 ans), Thess (10 ans), Valérie et Benoit, Jardin du Vent

La verdure de l’eau

Quand nous venons ici
Nous entendons l’épouvantail éclairé par une étoile
Nous sentons la mousse arrosée par la vapeur d’eau
Nous voyons la voix des enfants et leurs pas qui sautillent.

Quand nous partons là-bas
Nous respirons l’air des voiles du moulin qui tournent en rythme avec les arbres
Nous nous asseyons serrés, sur la résine des girouettes en tissu qui grincent au soleil.

Quand nous rêvons,
Nous apercevons l’éclat des cailloux brillants sur la verdure de l’eau.

— Justine (6 ans), Laureline (13 ans), Marie et Romuald, Jardin du Vent

Le chat s’envole

Ça s’envole de partout
Les chiens aboient et la balançoire grince comme des champs rouillés.
Un enfant tousse des escargots verts en mangeant un bonbon au citron pressé qui court, qui court… après un chat du « Conte du Jardin fleuri » de la page 17.
La page 18 l’attend avec impatience avec un bouquet de violettes fanées.
Trop tard, l’horloge en métal a sonné !
Dong Dong
Le chat s’en est allé.

— Nael (3 ans), Eléonore (14 ans), Cédric, Jardin du Vent

Mon chien Lavande

Ici, à 11h59
Mon chien Lavande sent les chaussettes très hautes de ma grand-mère aux ongles verts.

pieds enfant dans l'herbeLà, à 12h02, le manège baille en faisant attention à ne pas écraser les pieds courts et blancs du petit garçon qui se promène.

Ici, les voiles du moulin à vent sont très bruyantes car le vent fatigué y souffle en éternuant. « A tes souhaits » lui répond la machine à bulles.

— Jasmine (11 ans), Jardin du Vent

Le rouge des bleuets

Avec mes yeux
J’ai entendu les oiseaux chanter

Avec mes oreilles
J’ai touché les parfums des fleurs

Avec mes mains
J’ai vu le rouge des bleuets

Avec mes pieds
J’ai senti l’arôme du vent et du Jardin

Avec ma peau
J’ai deviné l’oiseau qui ramait dans le ciel

Avec mes cheveux
J’ai respiré le vent et la tempête.

— France et Jacques, Jardin du Vent

Il est où Luka ?

Il est où Luka ?
Sur un nuage en train de rêver

Il est où Luka ?
Sur un bateau-vent en train de s’amuser

Il est où Luka ?
Sous les arrosoirs à bulles en train d’applaudir

Il est où Luka ?
Dans la cabane à coussins en train d’explorer les recoins

Il est où Luka ?
Au Jardin du Vent en train de faire danser les feuilles !

— Pour Luka, de la part de Carole et sa maman, Jardin du vent

Chamallow

Un jour un chamallow tomba amoureuse d’un fluo rouge.
– Je t’aime bien, lui dit-il.
– Veux-tu un bison ?

Le fluo rouge rentra chez lui et envoya une carte postale d’amour au chamallow rose.

chamallowCe qu’il ne savait pas, c’est que chamallow blanc était très très très jaloux. Heureusement pour les amoureux, Maximin qui passait par là, aperçut le chamallow blanc. C’était ses préférés. Il se dit « Miam Miam ! ». Il ouvrit le paquet, plongea sa main, ouvrit la bouche et mangea le chamallow blanc qui disparut pour toujours dans son estomac.

Chamallow rose et Fluo rouge se marièrent et eurent beaucoup d’enfants roses et rouges et jaunes.

— Maximin (5 ans), Prix Obiou 2015

L’ablicouf

Allez entre maman !
Veux-tu goûter un bison à l’ablicouf ?

Ablicouf, ablicouf ?
Ce mot est ouf !

Savon des gentils bébés pubAllez entre papa !
Veux-tu goûter une girafe à la tomate ?
Non, je préfère l’ablicouf !

Ablicouf, ablicouf ?
Ce mot est ouf !

Allez, entre Père Noël !
Veux-tu goûter un têtard au Nutella ?
Non, je préfère l’ablicouf !

Mais au fait, qu’est-ce qu’un ablicouf ?
Un ablicouf c’est ouf !
Ça pousse sur les murs de la salle de bain et ça a un goût de savon !

— Maximin (5 ans) et Numaël (8 ans), Corps, Prix Obiou 2015

Moille, Apoumoi et tout et tout

Moille : chat collant qui est tombé dans un pot de colle un mardi ou un lundi.

Apoumoi : oiseau qui marche sur ma tête pour me chercher des poux. L’apoumoi vit sur la tête des enfants.

Froilaud : bijou en triangle que portent les bisons et les étagères en septembre.

Ablicouf : fruit « ouf » qui pousse sur les murs de la salle de bain et qui a un goût de savon.

Chantacourt : bonbon qui est long de 8000 mètres et qui se mange en se faisant des chatouilles.

Ploritoli : lampe qui pousse sur les canapés arrondis et qui donnent des coups de soleil.

Seurafin : chatouille qui colle et qui fait repousser les cheveux des pépés et des mémés.

— Maximin (5 ans), Numaël (8 ans), Abie (8 ans), Corps, Prix Obiou 2015

Une rencontre magique

Une dame qui portait un bébé dans ses bras rencontra Monsieur Lionel devant l’église, sous les vitraux de Saint Eldrade. Dès qu’il la vit, son cœur se mit à battre vite vite vite vite vite vite.

Le bébé de la dame s’appelait Louis. Il se mit à chanter « Mon papa à moi je l’aime ». La dame se retourna, vit le monsieur et l’aima pour toute la vie.

La papa acheta pour l’anniversaire de la maman des chaussures à talons roses. Il acheta aussi pour l’enfant un mouton qui faisait Béééh ! La dame acheta pour son mari un porte-bois moisi. Il était content et lui fit un bisou.

— Abie (8 ans), Corps, Prix Obiou 2015

Pitchou

yeux chat« Hum…Tu as des yeux de chat…
Et moi ils sont comment mes yeux dis ?
Dis Steve, ils sont comment mes yeux ? »

Mon ami me prend ma main, il me la serre trop fort, j’ai mal. Il avance de plus en plus vite aussi. Je râle, il me dit « Tais-toi ». Je suis pas contente. Je le regarde pu, je le suis tant bien que mal. Je ralentis même, il me gronde. Je marche dans une petite mare d’eau. Mon pantalon est tout mouillé maintenant ! Et mes chaussettes aussi ! Ça fait froid aux pieds ! Il fait pas beau !
Steve s’agace, je lui demande : « Et les flaques de novembre, sont-elles fières d’être le miroir du ciel ? »

Il s’arrête d’un coup, comme ça ! Je le cogne avec ma tête, j’ai mal au nez ! Je le lui dis mais il repart. Moi, j’en ai marre. Je ne bouge pas d’ici ! Je veux pu bouger ! Il me regarde du haut de ses 13 ans. Moi je n’ai que 6 ans, je suis encore qu’une gamine comme il dit. Une gamine qui ne comprend rien à la vie et ça l’énerve. Moi aussi d’ailleurs. C’est faux ! Je comprends son truc bidule chouette… Énervé, il me dit :
« Seule la mort d’un chien sous le crissement des pneus peut amoindrir notre ardeur. »

J’ai pas tout compris ce qu’il a dit mais j’ai quand même compris que Pitchou était mort. Je me mets à pleurer. Il demande pourquoi, je le repousse, me mets à courir en hurlant « Pitchou est mort ! Pitchou est mort ! Mon chien, mon Pitchou est mort ! » Steve me rattrape et serre très fort mon bras. Je le frappe avec mon pied. Il me dit « Idiote, il est pas mort » et on repart. Encore plus vite. Des gens nous regardent bizarrement. Mon nez coule, je renifle. Il marche encore plus vite, moi j’essuie mes larmes avec mon gros pull vert.

Maintenant j’ai 30 ans, Pitchou n’est plus là, Steve l’a rejoint sous les crissements des pneus et moi je fais d’une griffure du papier resurgir la jeunesse, que dure cette ritournelle des mots sur ma peau d’écriture où circulaient nos rêves avant.

— Fanny D., Jardin du Vent

Tire-lire

TIRELIRE : 13ème siècle -probablement du mot « tire-lire » qui était le refrain d’une chanson. Onomatopée désignant le chant d’une alouette

tire tire l’aiguille ma fille
afin d’en faire une grosse bille
et pour t’aider
tu peux chanter
à moins de lire
à défaut d’écrire

tire tire l’aiguille ma fille
afin de récupérer ta bille
je viens t’aider
onomatopée
reprend le refrain
et tu auras la fin

Refrain d’ Alain B.

— Alain B., Jardin du Vent

Pôle sud, été 1900

Pôle sudDe la part de Valise en carton
Tous pays
Le Monde

A l’attention d’Alain
Petite ville quelque part
France / Europe

Mon ami,

Il fait très très très froid ici et je voulais t’en avertir car tu as l’intention de venir partager le NOËL avec moi, ce dont je te suis reconnaissant alors que je ne te connais pas et que ta lettre est quelque peu confuse en ce qui concerne tes motivations pour avoir choisi cet endroit qui il est vrai correspond bien à un temps hivernal, sauf que dans ton hémisphère, c’est l’hiver, et ici c’est l’été avec je te confirme beaucoup de blanc et de degrés en dessous de zéro et dont tu auras du mal à te protéger.
Aussi, je te propose mon abri, en cuir renforcé marron, et de grosses sangles et des ferrures dorées.
Quand on veut voyager, il faut accepter l’inconfort, mais parfois, plus il est important, plus tu en auras de bons souvenirs
Je me souviens…
ta valise qui t »attend

— Alain B., Jardin du Vent

Tomber

Tomber : de l’ancien français tumer, danser, gambader, culbuter : botter du cul ou buter du pied et tomber sur le cul, les gambettes en l’air et l’air un peu bête, cul par dessus tête. Danser et buter du pied, tomber en arrière…

— Nicole C., Jardin du Vent

Allez !

…bande de mar mots retapés à la sciure de bois, qui pensaient qu’à vadrouiller ou s’amuser, fini la récré détente à s’tirer les welfies, va falloir conter once upon a time, s’exprimer sans SeMeSe, avoir de la curiosité pour écrire sans rire vos souvenirs à travers une fenêtre ou les expressions seront des témoins ( j’te siffle pas mal des fois!) à la prolixité féconde ( j’m’arrête, ça bouillotte).

Avancez, on va pas rester dans ce foutu couloir à attendre le dirlo et la maîtresse. J »ai un cours à faire et le sujet est : comment concevez-vous la réalité des formes dans une structure conventionnelle? facile, mais fallait y penser.

Quel foutoir dans cet établissement sans redressement à la population de ratés sans révolution dans les idées! Débiles!, j’vous dis, débiles. Et moi, la masterisée du système qui doit les connecter le jour et donner des croquettes à mon chat le soir.

Enfin ! Allez !, on avance, on avance, demain sera sans aucun doute un jour radieux. Je sens que je vais m’expatrier aux Bermudes. pour trouver enfin mon oranger sous un ciel irlandais. Je viens d’ouvrir, ma fille, la fenêtre de mon imagination. Pas mal ça?.

ecriresouvenirs@vadrouiller.rire
curiosite@expressiondetente.mot
Sexprimer.sexpatrier@conter
fenetre@temoins
samuser@ecrire.ecrire

— Alain B., Jardin du Vent

En regardant…

queue fourchueEn regardant la cabane du bonhomme dodu, des oiseaux multicolores se perchaient sur ses bras et disparaissaient dans son ventre.

En regardant les herbes et les fleurs s’agiter, le vent changeait leur couleur.

En regardant le vent qui susurrait les murmures de la sorcière, je vis arriver un papillon coloré et son amie la chenille Queue fourchue qui paradaient.

Attention Hansel et Gretel et les petits cochons ! Ne vous approchez pas de Queue fourchue et n’écoutez pas la sorcière… Sauvez-vous dans votre cabane et n’écoutez que le vent.

— Michel, Jardin du Vent

Un moment

Un moment de plaisir
dans ce jardin magique
et toi, où es-tu perdu dans tes pensées ?

Un moment de solitude
au milieu de la foule
et toi que fais-tu là-bas loin de moi ?

— Catherine, Jardin du Vent

La fourmiquette

FourmiJ’ai rencontré une fourmiquette. Elle cherche à manger. Elle se dirige vers le bateau et grimpe sur un caillou. Elle est entre la couleur marron et noir. Elle est en train de grimper sur la racine, elle est avec des amis mais ils sont là-bas. Elle se dirige vers les mauvaises herbes, elle court. Elle est partie dans le trou de la racine.

 

 

— Théo (6 ans) et Maryline, Jardin du Vent

Un animal bizarre de 2 ans

J’ai rencontré un animal bizarre. Je sais pas ce que c’est en tout cas elle a comme un truc qu’elle tient derrière. Non mais c’est une fourmi qui ramène un gros truc à manger. Elle m’a dit qu’elle a 2 ans. Elle va dans sa fourmilière, elle veut pas me dire son prénom.

— Ilyes (6 ans) et Maryline, Jardin du Vent

Blanche-Neige le papillon

papillon blancJ’ai rencontré un joli papillon blanc. Il vient nous dire bonjour. Mais il a peur, il tremble. Il a deux points noirs sur chaque aile. Mon copain vient de me rejoindre mais non, on jouait à cache-cache et il m’a trouvé. Elle s’appelle Blanche-Neige et « j’ai 2,5 ans, elle me dit , et oui, je suis une fille et mes parents sont à la maison. »

— Maryline, Jardin du Vent

Maëly l’araignée

J’ai rencontré une araignée, elle est sur un tipi, elle est en train de fabriquer sa toile, elle s’appelle Maëly. Elle cherche à manger, elle essaie de sortir de cet endroit mais il y a sa toile qui la gêne.

— Mathis (6 ans) et Maryline, Jardin du Vent

Carachaloter et tout et tout

Cabagirouetter : (Verbe) C’est être exposé à une girouette dans un jardin, en ayant mal à la tête.

Carachaloter : (Verbe) C’est vouloir un poisson qui a des ailes pour voler.

Peturer : (Verbe) C’est pour dire qu’on est bien coiffé.

Grinette : (Nom féminin) C’est une grenouille qui mange toutes les girouettes.

Vicurier : (Nom masculin) C’est quelqu’un qui s’occupe des véhicules garés.

— Noah (8,5 ans), Tom (10 ans), Enzo (8 ans), Jardin du Vent

Le jardin des pieds racines

racine arbreBienvenue au jardin des pieds racines !

Oh regardez ce pied ! Bonjour madame, c’est quoi l’histoire de ce pied ?

C’est l’histoire d’un pied d’arbre qui a grandi à cause d’une bêtise.
Attendez je vous raconte : Il était une fois… ma fille a planté une graine dans le bain, le temps que la maman était en train de faire des pieds sautés à la poêle (c’est sa spécialité). Le lendemain l’arbre avait tellement poussé que la petite fille devait prendre un bain de racine.

Un an plus tard, on a dû quitter notre maison pour abriter au jardin des pieds racines.

— Zoé (7,5 ans), Gwendoline (11 ans), Victtoria (9 ans), Jardin du Vent

Titatine, venfleu et tout et tout

Titatine : c’est une mouette qui a un ventre orange et qui a oublié de dire « caca prout », saperlipopette !

Venfleu : c’est le vent qui fait s’envoler les tipis sauf quand les Indiens sont dehors car ils les retiennent et ont une fleur dans la bouche.

Toba : c’est un bateau qui s’envole dans le ciel pour chercher un trésor.

Daq : on dirait que ça serait une chaise car elle peut se cogner aux arbres en bougeant comme un quad.

Tconblicou : c’est un cerf-volant qui s’envole dans le vent et qui peut dessiner sur les feuilles sans que quelqu’un le prenne.

— Jeanne (5.5 ans) et Thomas, Jardin du Vent

La grotte

PaupièreJe suis dans une grotte, dans la peau d’une secrète observatrice.

Sur ses parois, des ombres dansent. Seraient-ce les miennes, ou plutôt le reflet d’autres choses ? Au loin, un bruit lourd retentit. Quel crime cela représente dans un tel silence, dans cette ambiance calfeutrée, où je ne distingue pas âme qui vive : ni parole, ni foule qui grouille dehors.
Et soudain, mes paumières s’ouvrent, mes sens reprennent vie, les bruits se rapprochent : mon rêve est terminé ! J’aurais aimé qu’il continue ! Mais je vais au Jardin du Vent, dans la matinée avec marie, c’est une sorte de rêve aussi, bien agréable !
Allez, bon vent !

— Véronique, Jardin du Vent

Etoiles…

EtoilesOh la vieille branche ! Quoi de neuf ?
J’ai vu de la lumière, je suis entrée.
J’ai fait le tour du moulin et plus rien.
La nuit tisse sa toile, grignote doucement. C’est une nuit sans lune, bientôt mes yeux seront aveugles, je ne distinguerai plus que les silhouettes.

Si j’ai peur ?
Oui, j’ai peur de tout ce qui se cache dans la noir. Mais j’aime explorer mes peurs. Les premières étoiles arrivent.
Je me réveille le regard embrumé. Il fait nuit noire. Je n’ai aucune idée de l’heure qu’il est.
C’est dans ces moments-là que tu es proche. Viens voir. Rappelle-toi comme on est bien quand on regarder les étoiles. Il y avait de l’eau, un lac peut-être. C’était le plus beau ciel que t’aies jamais vu.
Le bourdonnement d’un insecte près de mon oreille me fait sursauter.
Allez, on s’en va.

— Marie, Jardin du Vent

Radaloupio cach

Radaloupio cach… c’est le nom de l’oiseau.

Punaise mais ça pue dans le coin.
Quelle mouche l’a piqué ?
Surement la tête pointue du maire de Ouagadougou, près des iles du Pacifique. Il a une queue noire comme le diable et son extrémité en forme d’épingle transperce les cœurs.
Dans le coin, on dit qu’il élève des éléphants pour refaire un monde plus drôle.
Il devrait commencer par faire l’effort de sourire à son monde avant que son monde ne lui sourie.

Timidement, à pas de loup, comme une fourmi gravit chaque jour l’Everest, Mamé prend son courage à deux mains et trois pieds branlants. Elle est curieuse de découvrir l’Univers, la vie du bonheur. Lorsqu’elle découvre la plantation de haricots verts de l’abbé, elle croit rêver.
Mes larmes ne coulent plus ! Je suis libre de VIVRE !
Toujours elle vivra et la musique s’en va… à petits pas dorés.

— Angèle, Jardin du Vent

Oiseaux…

tourterellesC’est un petit peu loin les oiseaux noirs donc il faut qu’ils viennent pour mieux les voir sur le moulin. Il y a un arbre pour faire votre nid et plein de bébés. Les bébés volent en rond vers l’Alsace avec 3 tourterelles blanches en mangeant les mouches de chez papy et mamy, à côté de l’église. Les 4 tourterelles tournent autour d’un arbre pour se protéger.

— Kilian (6 ans) et Christophe, Jardin du Vent

Qui va là ?

Plouc plouc, qui va là ?

Frrr, oh une abeille ! Ah non c’est un bourdon. Des manches à air essayent de l’attraper ce drôle d’oiseau ! Mais le bruit de la tondeuse fait fuir tout ce petit monde, qui vit dans un jardin extraordinaire au pied des marches de l’escalier qui mènent au moulin à vent, gardé par un bonhomme de bois.

Une averse soudaine nous fait fuir nous aussi en laissant derrière nous le drôle de truc avec des tuyaux.

— Florian (10,5 ans) et Aline, Jardin du Vent

Tremblement de terre

Paysage 13Je sens des gouttes menaçantes dans la cuisine.
Soudain la terre tremble et il y a des images qui tombent du ciel.
J’ai soif, je vais boire aux toilettes moi.
L’eau soigne les fleurs qui tremblent de peur.

Nous voyageons sur Mars pour éviter le tremblement de terre.

— Erwann (10,5 ans), Quentin (12 ans), Amédée (10 ans), Enzo (10 ans), Jardin du Vent

Trouvailles

Dans le Jardin du vent, on a trouvé :
Un papillon : il s’appelle Timéon, il est grand et blanc. Ce papillon a 1 jour.
Une fourmi rouge : elle est petite, peut-être qu’elle a 2 ans, elle s’appelle Camille.
Deux papillons : ils sont de couleur marron avec des taches blanches. On aurait cru des amoureux de taille petite. Age : environ 1 mois.
Une araignée : elle est poilue, elle est encore petite. Elle aime surement Jennifer Lopez.

— Ema (10,5 ans), Laura (12,5 ans), Axelle (9 ans), Jardin du vent

Tipi préhistorique

tipiAujourd’hui j’ai rencontré un tipi préhistorique construit par l’espace. Un homme protégé nous dit d’entrer les premiers. La toile est confortablement belle. Le tipi est rénové et décoré en peaux de bête.

— Angel (9.5 ans), Arthur (11.5 ans), Jardin du vent

Bizarre, bizarre

Ça fait bizarre d’entendre les vagues et en même temps les bulles de fruits.
Quand le vent dit bonjour à la mer.
Quand les voitures chantent dans les arbres.
Quand les oiseaux font sursauter les gens parce qu’ils font FROUU
D’entendre mon cœur aboyer le calme.
De rigoler des sons nouveaux.

— Léa (7 ans) et Alexandre, Jardin du vent

Que se passe-t-il ?

Souris verteJe veux chanter La souris verte au petit garçon.
C’est calme de mesurer 1m75.
Girouette aime l’amour.
Mathias aime sa maman.
La brise fait voler la vapeur d’eau.
Le gros bonhomme fait du bateau vélo.
Le chocolat se réveille.
Amélie écrit « Au clair de la lune » sur 1m70.
Sylvain fait sursauter les cloches.
Le klaxon fait surfer les roses.
Les frites aboient « non ».

— Lucie (4.5 ans) et Catherine, Jardin du vent

Les p’tites questions de Valentin

De quelle couleur est le vent ?
Il est marron parce qu’il a pris du colorant de bois de Coëtquen.

A quoi ça sert la rose ?
A nous diriger pour aller dans la forêt cueillir des pissenlits.

Où vivent les monstres les plus paresseux ?
Sous un lit rectangulaire de couleur rouge.

Aimes-tu le musée du vent ?
Oui plus que la forêt parce qu’il y a un tipi et le moulin va vite même s’il est arrêté !

Pourquoi les chameaux ont 2 bosses ?
Parce qu’il y a beaucoup de vent et sinon ils tomberaient.

Quand John va-t-il au Super U ?
Il va là-bas quand on lui dit « Tais-toi ! »

— Valentin, Jardin du vent

Wafwaf

Paysage 18Aujourd’hui, j’ai rencontré une cabane. Elle s’appelle Wafwaf, elle a 5 ans et elle me raconte sa construction en palettes de bois venant du pays des Bois de nulle part.

J’ai rencontré mon équipage : de drôles de pirates car ils n’y connaissent rien à la piraterie et ils ne font que des gaffes et ils se trompent.

— Nicolas, Jardin du vent

Titi dit…

Titi dit que la peau de sa maman est douce comme la chaleur au soleil.
Titi aime bien le vent. Son endroit préféré dans le Jardin du Vent, c’est l’ombre qui rafraichit.
Le lézard joue à chatouiller la lavande avec les herbes. Ca la fait rire. Elle s’enfuit se réfugier dans la cabane à oiseaux.
Syberniutacus*, le dinosaure, a failli écraser le lézard !
Le velours du vert, la chaleur de la lavande, le moulin à brume : quel calme !
Soudain, l’ombre du nuage arrive devant le soleil. L’ombre mange un arpigeon* : le zgleurp* se cache dans le moulin.

Syberniutacus : c’est un dinosaure herbivore avec des grosses pattes, énormes comme la tour Eiffel.
Zgleurp : c’est une petit bête toute verte, toute ronde.
Arpigeon : c’est un fruit pour le dieu des oiseaux.

— Yanal, Delphine, Naëlle (7 ans), Soline (5 ans), Jardin du vent

Coeur de cristal

Mon beau cœur de cristal

Tous ces supers souvenirs sont tellement nets dans ma tête. En ce pays merveilleux, exposé aux quatre vents, nous allions nous promener au milieu des plantes grasses et des cinnamals, ces papillons aux couleurs magnifiques. Nous nous emplissions de toutes les senteurs, jusqu’au moindre ml.

Nous savions que notre amour était impossible : un cœur de cristal ne peut aimer une prédessite comme moi. Ce n’est pas dans les notices ! Je souhaiterais juste te dire que tous ces moments ont été merveilleux et c’est pour cela que je t’envoie ce message à cette adresse là : cœur de cristal, mandroves de Pum, cedex 100

Jamais je ne t’oublierai.

Ta prédessite chérie.

— Bubu, Jardin du vent

Lucille…

lettre d'amourMa chère Lucille

Rappelle-toi de notre première rencontre à Saint-Christophe du Bois, en plein jour, où je t’ai accompagnée faire ton analyse. Souviens-toi, tous les chrobes étaient de sortie.
Je t’aime et tu le sais, j’aimerais que tu sois la vitamine qui me ravigote pour la journée entière. Tu es une pépite à mon cœur, tu es comme une portion de blé le midi.
Dès que je te vois, tu relances le moteur thermique qu’il y a dans mon cœur, tu es la seule femme actuelle qui mélange les ingrédients de l’amour pour me faire succomber.

Lucille, je t’aime

— Tanguy (17.5 ans), Jardin du vent

Lettre d’amour d’une fourmi à un éléphant

Bonjour, j’aimerais que l’on se rencontre pour que l’on discute. Mais pour le moment, je ne peux pas car j’ai une réaction à une crème de jour. J’ai eu le symptôme de la parahydroxybenzoate et de l’autologie.

Car j’ai eu un traitement qui s’appelait Fuessesse de environnement du contact. Mais bon, maintenant je vais mieux.

BXS, de la fourmi qui t’aime.

— Justine (11.5 ans), Jardin du vent

Le chemin caché

Paysage 15Il y a un chemin là… caché parmi les cheveux noirs, l’oiseau est assis sur une chaise. J’entends le rire des voiles à tresses.

— Malcom (9.5 ans), Eva (10 ans), Jardin du vent

Un tonneau mystérieux

Un tonneau mystérieux rempli d’eau à déguster au calme, par grande chaleur, c’est aussi une photo qui n’est pas bidon mais bien réelle.

— Anis et Emma (4 ans), Jardin du vent

Un poisson dans une tasse de lait

Paysage 23Il était une fois une baleine qui se promenait dans un bambou et juste à côté un petit poisson nageait dans une tasse de lait.
Une heure plus tard la taupe se frayait un chemin dans les rues à cause de la foule. Puis l’éléphant alla aux toilettes en riant.
Une statue s’enfonçait dans le Lochness.

— Léane (11 ans) et Jade (11 ans), Jardin du vent

Mots nouveaux

Rhumichien : chien qui boit du rhum ou plante qui a besoin de rhum pour pousser.
Lunettesphone : lunettes de vue qui peuvent téléphoner.
Machinderien : machine en forme de plante qui ne sert à rien.
Trucmuch : plante carnivore qui mange des trucs et des mouches.
Choubidoule : chou qui bredouille.
Fleureille : fleur en forme d’oreille.
Chimère : plante en forme d’aigle.
Balinlin : caillou bleu turquoise.

— Assia (10 ans) et Romane (10 ans), Jardin du vent

On arrive !

Le début commence par nous attendre.
– On arrive ! a dit B. Une mouche était rentrée dans mon slip et une souris était tombée dans un sirop.
– Dépêchez-vous ! On a faim de sigarette !
– Comment ça cigarette ? On se fume pas !
– Non ! Sigarette avec un S ! celle qu’on peut manger à minuit 82 !

Quand on est rentrés dans le marabout, il y avait un serpent, il était trop mignon. Et il y avait une bête sur la feuille.

— Mélissa (9,5 ans) et Sandra (10 ans) et Maêlys (10 ans) et Sarah (10 ans), Jardin du vent

Micoula et Dilasi

Dans le monde des pieds, ça pue. Il y a des pieds qui se baladent sans personne.
Micoula, un garçon de 9 ans, se promène toujours avec des pieds puants.
C’est le seul humain qui était sur la terre des pieds puants. Il aime bien l’odeur des chaussettes et des pieds. Micoula aime manger certains plats dégoutants comme les crottes de nez. Son animal préféré est le rat.
Dilasi est sa petite amie. Elle est la plus belle du monde.
Alors c’est bizarre, Dilasi est propre et jolie alors que Micoula est moche et sâle.
La différence !

— Zélie (10 ans) et Florestine (10 ans), Jardin du vent

Le meilleur remède pour les enfants libres

bullesPour la première fois au Jardin du vent, j’ai vu des bulles et des choses magnifiques.
Le vent frais faisait peur aux enfants parce qu’ils allaient tomber en s’envolant.
Dans un monde irréel, la curiosité est le meilleur remède pour les enfants libres.
Les intéressantes et jolies sucettes recouvertes de sucre de glace attirent les enfants. La technique est de manger en petite quantité les gros bonbons colorés de choses intéressantes. Les enfants se sont tellement goinfrés qu’ils moururent d’une maladie de l’estomac.

— Adrien (11 ans) et Gaël (11 ans), Jardin du vent

J’ai croisé…

J’ai croisé un homme avec une culotte rose. Il vient d’Australie.
En tant qu’animal de compagnie il a un petit pois qui se balade toujours dans un ascenseur. Il est bête et a de grande oreilles.
En plus, ses pieds sentent mauvais.

— Assia (10 ans) et Romane (10 ans), Jardin du vent

Tipi

Aujourd’hui je me sens comme un indien.
Paysage 127J’ai des longs cheveux qui ont l’odeur de la nature.
Le tipi où je dors est si confortable et si chaleureux que je me sens bien.
Dans mon tipi on sent l’odeur du bois et l’odeur propre.
Et en même temps il est spacieux.

— Antonin (11 ans) et Arthur (11 ans), Jardin du vent

La tribu de mon papa

En Irlande la tribu de mon papa a trouvé un trésor qui symbolisait une personne du clan qui se rendait vers un totem ce qui devait être de la chance et ils se sont rendu compte que c’était un arbre.

— Mathis (10 ans) et Victor (11 ans), Jardin du vent

Dinosaures au Jardin du vent

Aujourd’hui au Jardin du vent nous avons vu des dinosaures qui prenaient des photos. Une heure après, nous avons vu un chat poilu qui parlait à une fée aux mains fines et un dragon qui criait.

On a utilisé tous les mots !

— Léane (11 ans) et Jade (11 ans), Jardin du vent

Jardin du vent, Capture de sons du 17 juillet 2014

Le moulin calme accueille les visiteurs matinaux quand soudain une main traverse la pelouse, suivies de deux pieds.
Où est la tête ? dans la poubelle ?
Catastrophe !

perruchesLa girouette panique
Jaune Vert Rouge !
Jaune Vert Rouge !
Le vent souffle… GLING GLONG
Les bruits font des loopings en U
Jaune Vert Rouge !
Jaune Vert Rouge !

« Le rose c’est pas forcément pour les filles » chante une voix.
« Ah oui ? » soupire un garçon sur un banc.
Oh, une bulle de savon croise un ravissante table et POUF disparaît !
Elle a fait 10 ans de danse, c’est énorme pour une bulle !
Au bout de ma main, une casquette…
Mais où est ma tête ???
Ma journée est gâchée !!!
Oh non, s’te plaît !!!
« Il est à qui ce sac neuf ? » crie le moulin.
A moi ! À moi ! C’est ma tête dedans !
Ouf !

Au loin, une voix micro annonce l’arrivée du cirque.
J’arriiiiive !

— Carole, Jardin du vent

L’eau ça fait du bien !

paysage-29Aujourd’hui j’ai fait un cerf-volant en cailloux.
Il s’est envolé dans le ciel mais il a fait PLOUF dans l’eau du robinet. Il a dit que l’eau ça fait du bien !
Avec mes baskets orange, j’ai marché dans le brouillard gris blanc pour aller voir papa.
Les roses font du bruit dans le sable avec le vent, il a dit papa.

— Virginie et Hugo (4 ans), Jardin du vent

Chaussettes

Les chaussettes taupe sans bracelets ressemblent aux chaussures de Brésiliens sans pieds ni scratch.

— Danielle, Jardin du vent

Sous le vent…

Sous le vent la voix des oiseaux, tête sortie répond aux poussins couverts de plumes s’agitant dans le nid près des œufs.

— Denis, Jardin du vent

Midi

Paysage 12Il est midi. Tout bruisse et tout s’agite. Sur les branches d’un chêne, un oiseau s’élance et vient se poser dans l’herbe, près d’un pissenlit. Les fleurs se balancent.

Un couple est assis là, main dans la main, leurs doigts se frôlent, leur nez s’effleure, leurs lèvres se touchent.

— Florent, Jardin du vent

Ciabou

Ciabou était intrigué, il entendait des grincements . Il était pourtant venu ici pour être tranquille avec ces instruments de peinture, bien rangés dans un coffret en bois. En effet, Ciabou était novice mais voulait se lancer dans l’aquarelle. Or il avait découvert un mur blanc, idéal pour décorer mais il aurait voulu être seul, et ces grincements lui faisaient penser qu’il pourrait y avoir des intrus…

— Nicole, Jardin du vent

+ 2 minutes

Il est 10h46 + 2 minutes : la brise est douce et tout à coup « pshh »
Il est 10h48 + 2 minutes : les mains du soleil nous pincent tandis que la beauté de l’ombre s’en va.
Il est 10h50 + 2 minutes : l’habit de l’igloombou se perce pour se transformer en une bague et s’ajoute aux mains du moulin.

— Louis (11 ans) et Amandine (10 ans), Jardin du vent

Là-bas…

paysage 17Là-bas, il y a des comètes en fleurs qui se posent en grinçant sur les plages.

Là-bas, il y a des cacaholonimus qui roulent sur les marches du vent avec calme.

Là-bas, il y a des moulins qui peuvent tourner à 300 millions de kilomètres par micro-seconde grâce au soleil.

— Zia (16 ans) et Rémi (7 ans), Jardin du vent

Pchiii

Je voudrais crier regarde… on s’amuse comme deux enfants, two big blade, dans les bulles. Oh ! Regarde comme elle est belle celle-là !
Tournez la meule de mon moulin, tu m’entends ? Yeath, it’s very pretty, what, who, who
Pchiii, pchiii, .. ; vite il faut me cacher dans la brume, ohé ! Ohé ! Ohé !
Pardon Madame vous savez comment ça marche ? Fallait grimper dans les ailes avec un igyvre, dans les bulles, ouiii, ha ! ha ! ha ! J’avais 70 ans, alors on n’avait pas le choix.
Tic ! Tic ! Tic ! Tournez la meule de mon moulin.
Pchiii… pchiii… On faisait plus de pain dans les fermes, le moulin existait déjà, pretty isn’t it ? On lui a mis un treuil, l’arbre de couche qui supporte les ailes s’est cassé, on a pas vu quelque chose, me suit dit : renvoyez tout ça au bout de l’été !

— Fabienne, Jardin du vent

Rêve noir

Dans un rêve noir, je me trouve dans un lieu glauque, une salle d’attente dans laquelle des craquements font chichichi, glouglouuuu…
Au mur, je me vois dans le miroir, je suis surprise de voir mon stress sur mon visage. J’ai peur de pénétrer dans la serre que se trouve à côté. J’ai peur, au loin j’entends un chien qui aboie. J’entends l’eau couler, je prends le gobelet à côté du robinet et j’arrose les tomates vertes.
Quelle surprise, à côté une boite aux lettres, mélange de bois et métal. J’imagine les factures et les nouvelles qui arrivent. Les grillons bercent le silence, le jardin dégage une fraîcheur et une propreté.

— Claudine, Corps, Prix Obiou 2013

Lève la tête…

EtoilesLève la tête, mange du vent.
Lève la tête, montre du doigt les voitures et les camions portant des sacs de pain.
Lève la tête, regarde les conducteurs qui peuvent se reposer.
Tourne la tête, décharge le plastique du camion.
Tourne la tête, freine ta moto et lave-là à l’eau.
Tourne la tête, les personnes qui parlent en langue étrangère mettent les couverts du restaurant dans leur poche.

— Marie-Pascale et Mathys (11 ans), Corps, Prix Obiou 2013

Bernard

Bernard est un grand cadavre qui tombe sans cesse à la renverse dans cette bibliothèque tout encombrée de livres. Bernard trébuche, s’étale de tout son long sur ces livres qui traînent partout.
Sur sa figure, on peut lire la tristesse, il ne sait plus comment faire pour gagner un peu d’équilibre, pour arrêter le temps, pour ne plus tomber. Il rêve d’un endroit apaisant pour y vivre sereinement.

— Virginie, Corps, Prix Obiou 2013

Un saint énervé

Chez lui un saint enjoué est tombé par terre.
Chez lui une personne arrive, la porte s’ouvre et une deuxième personne arrive, l’une était invitée, l’autre était un escroc.
La première était invitée pour voir une nouvelle invention du saint, saint énervé qui dit « y’a que toi qui peut voir ! ». Cette personne était son papa. Il était en randonnée avec un ans pour des missions.
Son père dit « On a fini les missions » et il y a eu une fin et cette fin c’est LA FIN DU MONDE donc la FIN DE L’HISTOIRE !

— Françoise et Yves (7 ans), Corps, Prix Obiou 2013

Il est 11 heures…

« T’as pas vu Marcel ? » dit la voix en passant devant l’église.
La cloche sonne, il est 11 heures.
Devant la maison aux volets bleus et au mur de pierres, la voix de femme continue : « Tant mieux !».  La voix grave de l’homme au tee-shirt marron, pantalon noir et aux chaussures gris bleu, dit à la jolie dame au verni à ongles de ses pieds, violet brillant, « Au revoir, bon retour et bonne route ! »
Une voix de jeune fille commence à parler du collège et dit : « Quelle galère ! » Elle a un corsage avec un nœud vert, très moulant, un collier rose pailleté et doré et elle a les cheveux blanc-gris. Elle a les yeux argentés d’un extraterrestre.
Mais pourquoi secoue-t-elle la tente bleu foncé et la rambarde ?

— Daniel et Julie (10 ans), Corps, Prix Obiou 2013

Soudain une idée

FourmiEn ce moment-même je suis là à réfléchir à mon sujet. Pour passer le temps, j’écris le temps. Les gens parlent, rigolent entre eux, d’autres restent seuls et observent les gens.

Soudain une idée me vient, Carole m’a donné comme sujet d’utiliser les mots comme « je demande » et « elle me répond ».

D’un coup de tête j’avais écrit : « Je demande à une fourmi si la vie est agréable. Elle me répond que la vie est difficile ». Mais cette phrase ne me convient pas. En fait mon idée n’était pas si belle que ça alors à ce moment-là, je réfléchis encore…

— Alexis (14 ans), Corps, Prix Obiou 2013

Que puis-je faire pour vous ?

Que puis-je faire pour vous ?
Faire sourire le drôle de ouistiti.

Que puis-je faire pour vous ?
Souffler des bulles de montagne.

— Virginie et Maximin (4 ans), Corps, Prix Obiou 2013

Il faut le vivre

paysage 142Il faut le vivre, mamy m’a perturbé à la caisse du supermarché pour acheter une lampe et un seau. Le monsieur devant a acheté un pantalon, une ceinture, des chaussures noires, il avait les cheveux gris et des lunettes.

Sur le chemin du retour, on a croisé une vache bleue plein de poils, on voyait en arrivant une église qui a sonné « bling bling », dans le Calvados, un immeuble plein de poils avec des fenêtres et des volets verts. Sur le mur on voyait des dessins et dans les boites aux lettres, des courriers avec le chiffre 38. Il y avait des maisons avec des abris de jardin.

Le soir la Lune était ronde.

— Fabienne, Corps, Prix Obiou 2013

Mon plus beau cadeau

Mon foie de supporte pas le chocolat. Aviateur de chocolat, pourquoi moi ? C’est toujours sur moi que ça tombe.
Le soleil m’éblouit dans ce chocolat léger en émulsion. Je fais ce métier pour découvrir quelque chose qui me parait amusant quant à la lecture du chocolat.
Heureusement, après l’atterrissage, je retrouve Thibault, mon plus beau cadeau.

— Murielle, Corps, Prix Obiou 2013

Lutins…

Cet aviateur s’amuse avec les mains. Il saute, goûte, envoie aux petits lutins qui passent, et c’est si beau de regarder la nuit les étoiles qui s’amusent à s’allumer, éclairer s’éteindre, en fait c’est si simple de vivre ce métier pleinement.
Pourquoi les hommes sont-ils si méchants entre eux ? Parce qu’ils ne savent plus aimer.

— Soizic, Corps, Prix Obiou 2013

L’aviateur…

L’aviateur, Camus, s’amuse et prend son pied comme un barjot mais dès le coucher de la Lune, se noie dans l’émulsion légère du chocolat noir pour sombrer dans le sommeil.

— Monique, Corps, Prix Obiou 2013

Bonheur des mondes sans plaisir

paysage 128Dans la pénombre, je me laisse aller à ce plaisir, ce « moment si agréable » … Caresser cette substance liquide me permet d’identifier l’exacte température.

Avant que le soleil apparaisse, je suis seul pour préparer ce chocolat si léger. Il devient exquis. C’est parti ! Voyage dans l’ailleurs, émulsion optimum.

J’apporte au bout de mes doigts, au-delà de l’imaginable, le bonheur dans des mondes sans plaisir.

— Carine, Corps, Prix Obiou 2013

Mal au coeur

paysage 8J’ai mal au cœur, j’ai envie de vomir malgré ces années de pilotage, à 17h15 j’ai de la haine pour ce métier que j’aimais tant, le cimetière n’est pas loin, heureusement, je vais bien m’y amuser.

La curiosité m’a poussé à venir, l’amour me donne heureusement des ailes, mais qui a eu cette idée du chocolat ??? et je baille aux toilettes.

— Daniel, Corps, Prix Obiou 2013

Là-haut dans le ciel

Mais quel est donc ce beau métier ? On en mangerait volontiers « du chocolat léger en émulsion ». C’est là-haut dans le ciel que tu le fais ? Avec quoi ? Les nuages ? Cela m’intrigue, est-que mes intestins vont souffrir de cette dégustation ? Pourquoi souffrir autant ? Pour être beau ou par amour.
En tout cas cela m’amuse d’en rêver.

— Françoise, Corps, Prix Obiou 2013

Emulsion

paysage 3Aura-t-il le cœur de supporter ladite émulsion ? Peut-être pas puisqu’il choisit un bon déjeuner avec thé + café et se demande par quoi il va commencer sa journée demain.

Là, il ne répond pas et pense qu’en le quittant son amie lui a dit « je t’aime ». Il répond « moi aussi » attentif à son for intérieur.

— Solange, Corps, Prix Obiou 2013

Une divine surprise

Être aviateur nécessite un cervelet surdimentionné, compte tenu des situations entièrement improbables que l’on peut rencontrer. Tenez, pas plus tard qu’il y a quinze jours, il m’est arrivé une histoire extraordinaire. (Je me présente : Arthur aux grands Airs de la Stratosphère.)
Je disais donc que j’étais en plein ciel avec 50 passagers à bord. Le ciel était bleu et les cœurs légers. Nous devions atterrir dans la demi-heure qui suivait, lorsque devant nous apparut comme un nuage opaque et tout le monde s’est exclamé : « Quelle purée de pois ! » Nous entrons dans la masse rebondie. L’hélice tel le Moulinex le plus perfectionné, coupe les petits pois en quatre, projetant sur les vitres du cockpit une épaisse couche noire ! ?? Le hublot éclate et toute cette masse pénètre à l’intérieur. Ceux qui n’aimaient pas les petits pois poussent de hauts cris.
Divine surprise ! Tout le monde se rend compte qu’en place des petits pois, c’est une émulsion de chocolat léger.
Nous avons atterri sains et saufs.

— Victor, Corps, Prix Obiou 2013

Ah je crois…

Ah je crois qu’il a nous entendus cet ange,
les voiles du moulin sont enfin posées.

Paysage 5Ah je crois qu’il nous a entendus le vent
les visiteurs le cherchent.

Ah je crois qu’il nous entendus ce merveilleux jardin,
les voiles et les cerfs-volants avec des couleurs orange, jaunes et mauves, virevoltent.

Ah je crois qu’il nous a entendus le vent,
les enfants sont sur un petit nuage.

Ah je crois qu’il nous a entendus cet ange.

— Lydi et Juliette la crevette (5 ans), Jardin du vent

Je n’en ai pas…

Je n’en ai pas de chaussures rouges
alors mon maillot blanc a des taches vertes.

Je n’en ai pas de ballons gonflables
alors j’aime bien aller à la plage.

oeil arc-eb-cielJe n’en ai pas de chaussures blanches
alors je ne peux pas marcher sur les nuages quand la mer est basse.

Je n’en ai pas, c’est rien !
mais je passe de bonnes vacances.

Par contre j’aime bien le noir
quand le vent souffle
et mettre mes pieds dans l’eau, page 29.

Par contre j’aime bien les photos de vagues fermées dans la nuit
quand un avion passe.

— Olivier et Léa (8 ans), Jardin du vent

Battement d’ailes

La moutarde me monte au nez. Ce bruit de moteur de climatiseur me met mal à l’aise et m’insupporte ! Soudain, un visage d’une grandeur démesurée surgit de ces immenses épis de blé. Mon inconfort est total. Il ne manque que quelque bébêtes pour attiser mes frissons…
Un battement d’ailes me fait ouvrir les yeux. Je me réveille sous une pluie fine d’automne entourée d’arbres centenaires. Ce tableau enchanteur me fait retrouver l’apaisement. Cauchemar ou rêve ? Il ne faut pas juger l’arbre par l’écorce.

— Lucie et Cédric, Jardin du vent

Quel bon vent vous amène ?

paysage 27Quel bon vent vous amène ?
Hibou dans la foret du bois.
Ipocamparasitalunettes m’a dit que Gatonaplatinatus s’était fratigalouveras et égratignuré à cause du bon vent.

— Dominique, Jardin du vent

Doudouch…

Quel bon vent vous amène ?
Doudouchleadou était un petit doudou coquin.
Il aimait faire plein de petits bruits, des « hohohoho hihihouhou », des « gargouilligargouillougouillou », des »Aïe ».
Il aimait faire des farces et des fanfaronnades.
C’était son affaire !

— Agnès, Jardin du vent

Dodosse

Aujourd’hui Dodosse mon chien a parlé !
Il a dit : « est-ce que m’entends ? » dans le tuyau du Jardin du Vent.
Papa a répondu : « Copon » !

Dodosse a tourné en rond, il a tapé dans un moulin en métal, ça a fait BOUH !
Un pince-oreilles a applaudi.
Fin

— Texte écrit en famille, Adrien (6,5 ans), Noé (3,5 ans) et leurs parents Cédric et Christine, Jardin du vent

Le Pitasemblar

Quel bon vent vous amène ?
Et bien c’est certainement un vent de sud sud ouest, celui qu’on appelle le « Pitasemblar ». Il n’avait pas soufflé depuis l’an 1001. Il fait des bulles poussées par le vent.

Nuages– Depuis quand portez-vous ce vernis noir, s’exclama Monique ?
– Je trouve qu’il est assorti à mon grain de beauté, rétorqua Mathilde.
– Faut pas pousser mémé dans les orties ! Assortir son vernis à son grain de beauté équivaut à récupérer des restes d’ananas sur la plage !
Sur ces paroles philosophiques, chacun roule des yeux, de vraies boules de billard !

– Êtes-vous déjà allés en bord de mer ?
– Non car il n’y a pas un pet de vent pour faire du surf. Ce n’est donc pas le bon vent qui m’amène !

— Texte écrit en famille, Mathilde (10 ans) avec ses parents, Stéphanie et Nicolas, Jardin du vent

Non !

Non ! je ne veux pas de riz à la grenadine
car je préfère les feutres de terre !

Non ! mon bébé ne se bouclera pas les cheveux
car il est trop petit !

Non ! Je ne veux pas de princesse dans mon château
car elles sent mauvais !

Non ! Je ne chanterai pas par-là
car il y a trop de vent !

Non ! je ne veux pas de chanson de fougasse
car je profite du jour présent !

Non je n’embrasserai pas cette petite belle
car elle se dispute toujours !

Non ! Je ne veux pas être gros comme une baleine
car tout le monde se moquera de moi !

Non ! Je n’irai pas par ici
car il fait trop chaud !

Oui, donne-moi ton sac de bois
car j’ai fait des chadopes !

Oui je vais dénicher mon petit chien dans une mini poêle
car il court partout !

— Charlotte (8 ans) et Antoine (10 ans), Jardin du vent

Ici et là…

Ici j’entends l’eau et les bambous
cl cl cl cl cl cl cl cl cl cl
et là, ça gratte et c’est humide .

J’entends l’herbe qui me dit
« Au secours, j’ai soif ! »
Je prends un gros tuyau et j’arrose toute l’herbe.

Ici c’est un citron lisse et rond qui roule et me fait des guilis
et là ça sent bon la menthe et ça me donne envie de manger des pommes de terre écrasées dans du beurre !

Ici ça sent bon et c’est doux,
c’est le parfum de la florale.

Et là, ça sent plus rien
parce que je suis toute seule dans un coin perdu d’un désert.

Jardin du vent 25Ici un bateau s’est échoué laissant une odeur de peinture rose
et là, la barre du bateau me guide dans cet endroit symétrique et creux.

Dans l’océan
là vivent des poissons-scie
qui scient des bateaux d’Europe

Là vivent des requins-marteaux
qui tapent sur les scies
C’est la guerre !
Bing bing bing bing !

Le poisson-scie scie le requin-marteau
car il est complètement marteau !!!

— Camille (8,5 ans) et son papa, Mikaël, Jardin du vent

Pourquoi ?

Pourquoi le vent ?
Parce que le nuage vole.
Pourquoi le moulin tourne ?
Parce que le vent souffle dans les ailes et le moulin tourne sur lui-même.

Pourquoi les papillons volent ?
Parce que le vent souffle et la lavande sent bon.

Où est le dragon de la jonque ?
Il s’est envolé dans les nuages avec les papillons.

— Valentin (8 ans) et sa maman, Corinne, Jardin du vent

Parce que…

Pourquoi le pain est dur ?
Parce que la brise est dessus

Pourquoi les cloches de l’église sonnent aussi fort ?
Parce que l’oiseau joue de la musique sur les cailloux.

jardin du vent 20Qu’est-ce que ce chatouillis ?
C’est l’oiseau qui chante le vent des feuilles.

Pourquoi les cailloux sont durs ?
Parce qu’ils jouent de la musique toute douce.

— Gabriel (7 ans) et sa maman, Soline, Jardin du vent

Les esprits…

Les esprits savent se faire comprendre ; tantôt ils nous chantent leurs messages, tantôt ils les confient au vent. A tout moment, on peut recevoir d’eux un signe, une bribe de sens. Ainsi le mot « water » – incompréhensible d’abord, en le saisissant dans la conversation de touristes étrangers. Capté dans un Jardin du Vent, ce mot mystérieux ne nous était assurément pas échu par hasard, pas pour son sens trivial ; celui que l’on annone au collège. « Water » : il faut le faire chanter pour qui ça résonne, que ça corresponde à un autre vrai mot, plus profond.

Les esprits savent se faire comprendre : ce matin, ils nous ont en vérité désigné le « venteur », par la bouche des pauvres anglais qui s’efforçaient de prononcer notre « en », et ne parvenaient à nous transmettre que le « à » de water-closet !

On ne voit pas toujours d’où ils parlent, les esprits. Mais ce matin, ils nous ont – pour se faire bien comprendre – désigné le vrai maître du Jardin du Vent : le Venteur.

— Yves, un papa, Jardin du vent

Rencontre…

Les esprits savent se faire comprendre.

J’aime les entendre souffler sur l’eau, raconter leur histoire, leur vécu. Ça résonne dans mon cœur et me remplit d’émotions. J’aime les entendre se déplacer avec le vent, doucement, les sentir tout près, chanter dans le bruissement des feuilles.

paysage 138Ce soir, j’irais à leur rencontre sous la lumière de la Lune me remplir de leurs sentiments, de leur présence et de leur poésie. Leur caresse mélodieuse m’endormira lentement.
Je serais sereine et paisible, détendue.

Mon corps léger et invisible survolera ces étendues d’eau et de terres. Comme cela, mon rêve imaginaire sera rempli de couleurs vivres, de paysages vallonnés.

Je serais à la fois ici et là-bas : on ne sait pas où…

— Anne-Laure, une maman qui découvrait un atelier d'écriture, Jardin du vent

Fiers

On est très fiers à la mer en sandales et en tongs.

Chez le marchand de chaussures, il y a de petits pieds vernis ou avec du tatouage, des grands pieds, des gros, des fins, des géants.

pieds gazonOn est fiers de voir des chaussures comme des sandales, des tongs, des chaussures à talons, des bottes exposées sur des vitrines.

Dans le magasin voisin, il, y a des tondeuses, des craquements de jonques, de bois et un peu plus loin, il y a un zoo avec une rivière pleine d’eau froide et remplie de poissons multicolores, des bleus, des verts, jaunes, rouges, orange, violets, marron, blancs.

Au-dessus volent des oiseaux comme des mouettes, des perroquets, des pigeons, des aigles.

On est très fiers car à l’anniversaire on a reçu plein de choses : une machine à vernis à ongles pour les pieds, des chaussures, une tondeuse en plastique qui roule sur l’eau.

On entend le craquement des jonques car les voisins fabriquent un chalet.
Sur la mer, un bateau a échoué près d’une île sauvage.

— Justine (8,5 ans), Hugues (14 ans), Jardin du vent

Certains insectes…

Certains insectes ont dansé toutes la nuit.
La mouche a dansé la carmagnole
le moustique le tango
la fourmi a dansé la danse du mauvais soir.

Certains insectes ont vu une girouette.
Ils en avaient jamais vu de leur vie.
Ça leur a fait bizarre car ça tournait.
Ça leur a tourné la tête !

Certains insectes ont chaud grâce au soleil.
Ils vont aller sous le robinet pour se désaltérer.
Ils vont construire une petite piscine pour aller danser dans l’eau.

insecte sur feuilleCertains insectes ont pris une photo,
d’un arbre, au Jardin du vent.
Celui-là, avec des feuilles vertes et jaunes !
Si tu veux le trouver,
va à côté du nuage.
Tu le trouveras !

Certains insectes ont tondu leur petit jardin.
Dedans il y avait des carottes qui poussaient à toute vitesse
à 100 à l’heure !
Ils les mangeaient tout de suite après !

Certains insectes tenaient un carnet pour dessiner des bulles.
Mais comment peut-on dessiner des bulles sans machine à bulles ?
Ils ont décidé d’en construire une
avec une belle décoration,
avec des petites fleurs, des roses, des pivoines,
des oursins, des roseaux, des bambis.

Mais cette histoire se finit par la fin
que tous les insectes se réunissent
pour faire la fête du village des petits insectes mystérieux !

— Lisa (8,5 ans) et Elodie (6 ans), Jardin du vent

Au gré du vent…

Dans ce jardin, j’ai vu un petit igloo, c’était joli.
Dans ce jardin, j’ai vu un banc dur et un petit peu froid.
Dans ce jardin, le vent est maître.
Dans ce jardin, je n’ai pas manqué d’air !

J’ai entendu le vent, il m’a dit que j’étais gentille.
Le vent est un rapporteur, de bruits, d’odeurs.
Le vent est un souffle de vie.

lavandeIci j’ai senti les odeurs, la menthe, la lavande, les fleurs,
la fumée, l’herbe et une banche d’arbre.
J’ai senti souffler la liberté
et mon esprit s’est envolé au gré du vent.

J’ai senti le vent m’apporter la bruine,
une parenthèse de quiétude dans un monde de brutes.

La lourdeur de mon être s’est laissé emporter
vers la sérénité de l’esprit de Dame Nature.

— L'Eléphant rouge, texte écrit en famille, Jardin du vent

Ninjabulle

Je suis Ninjabulle du Jardin du Vent
Je tire sur les bulles avec mon pistolet
Je suis le récupérateur de bulles
qui prend les bulles qui éclatent

Je suis le gobeur de bulles
Je les mange puis les recrache

Je suis le pompier de bulles
et je sauve Aliée Routabois
la princesse des bulles
car Soldat Bubulle veut la kidnapper
avec du métal blanc

Je suis Ninjabulle
et je suis un footbulleur !

— Mélange subtil de l'imaginaire de Lucie, Jeanne, Ulric et Corien avec la complicité de Carole, Jardin du vent

Approchez !

Il y a un nuage magique qui sort des bulles
qui transforment l’univers pour rendre les gens calmes.

Approchez !
Venez venez au Jardin du Vent
parce qu’il y a de magnifiques fleurs différentes
sous le soleil qui tourne.

Approchez !
Venez voir Carra, le plateau car,
le plateau qui roule.

Écoutez le tuyau qui parle !
Il raconte des blagues Carambar
qui sentent la menthe, le citron, l’ananas, la lavande, la clémentine.

pieds souriresVenez jouer sur le bateau chinois
où il y a de belles coccinelles !
Vous pourrez découvrir les poissons arc-en-ciel,
les ombres qui dansent,
les fleurs roses, blanches et rouges
et toutes ces magnifiques fleurs dans un seul espace !

Qu’elle est bonne, qu’elle est bonne !
Elle nous redonne la forme quand on est fatigué,
elle nous fait rigoler, chatouiller,
elle nous montre la magie.

Merci de nous avoir écoutés.
Ce jardin est une merveille parmi les merveilles !

— Mélange subtil de l’imaginaire de Tom, Elliott et Jo avec la complicité de Carole, Jardin du vent

Dans ce jardin…

Dans ce jardin
il y a une girouette qui fait des coqs bleus.
C’est amusant !

Dans ce jardin
il y a de la musique africaine
qui fait la sieste sur l’herbe douce.
C’est bizarre !

Dans ce jardin
c’est drôle
car il y a une machine à grillons
qui dansent avec une toile d’araignée !

Dans ce jardin
il y a des pierres et des feuilles
qui se prennent pour un perroquet en couleur
qui répète les infos du moulin à vent !

Jardin du vent 6Dans ce jardin
la porte de la colère s’ouvre
aux petits cailloux de l’amour
et ça fait peur
car ils flottent dans les flaques des bois.

Dans ce jardin
il y a de l’herbe
et les abeilles qui bourdonnent des poèmes
Bzz pss Bzz pss…

Dans ce jardin
il y a des éoliennes
qui envoient des images sur le moulin lavande.
Ça sent bon !

Dans ce jardin
il y a des petites machines
qui jettent des énormes roseaux
dès qu’une personne passe.
Gare à vous !

Dans ce jardin
il n’y a plus de mots
mais il y a du vent.
C’est normal, on est au Jardin du Vent !

— Mélange subtil de l'imaginaire de Clara, Jeanne, Emmy et Roxane avec la complicité de Carole, Jardin du vent